Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:52
 
Un des meilleurs analystes de l'impérialisme US révèle les dessous du "mythe du Tibet", du Dalaï Lama et de certains aspects du bouddhisme... Comment vivait-on lorsque les moines dirigeaient le Tibet ? Quelle a vraiment été la politique de la Chine dans cette région ? Et celle de la CIA ?


http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-08-24%2011:39:05&log=invites


voir aussi :
Maxime Vivas, «La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA aux faucons du Pentagone», Bruxelles : Aden, 2007.
Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:41
Face à une certaine désinformation, probablement orientée politiquement, il convient d'opposer la réalité des faits.
Il existe de nombreuses suppositions quant aux ambitions du dalai lama. Chacun est invité à réfléchir attentivement.



libre, et, peut-être, en plus, 10.000 personnes qui composaient la classe moyenne constituée des familles de

marchands, de commerçants et de petits négociants. Des milliers d'autres étaient des mendiants. Une petite

pardon pour ces douloureuses images

.

Elisabeth Martens, Histoire du bouddhisme tibétain

Les raisons qui m’ont poussé à écrire ce livre qui va à l’encontre des idées toutes faites à propos du Tibet, de son histoire et de sa religion : de plus en plus d’amis proches écoutaient religieusement les discours du Dalaï Lama, se disaient sympathisants du Bouddhisme tibétain, et du même coup, adhéraient aux thèses du mouvement pour l’indépendance du Tibet.

Au point où moi-même - plus sensibilisée à la question tibétaine parce que j’ai habité en Chine trois ans et parce que je donne des cours sur la pensée chinoise -, j’ai été amenée à me positionner.

Dès lors, je me suis documentée et j’ai constaté que les informations disponibles, ici en Occident, à propos de l’histoire du Tibet et du Bouddhisme au Tibet sont soit détournées, soit inexistantes.

.

Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:23



La vérité sur le déclenchement des émeutes.

Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:17




Pardon pour ces douloureuses images
Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 15:07
Le servage féodal au Tibet

(pardon pour ces douloureuses images)






Avant la réforme démocratique de 1959, le Tibet avait été pendant longtemps une société basée sur le servage féodal, caractérisée par l'union du gouvernement et de la religion et par la dictature des bonzes et des aristocrates. Le servage du Tibet était un régime beaucoup plus obscur et plus cruel que celui qui prévalait au Moyen-Age en Europe. les propriétaires de serfs étaient essentiellement les trois propriétaires de domaines seigneuriaux: les fonctionnaires du gouvernement local, les aristocrates et les bonzes de la couche supérieure des monastères. Ceux-ci représentaient moins de 5% de la population du Tibet, mais possédaient la totalité des terres, des prairies, des forêts, des montagnes, des rivières et le gros du cheptel. Selon des statistiques du début de la dynastie des Qing au XVIIe siècle, le Tibet comptait trois millions de ke de terres cultivées (un hectare = 15 ke), dont 30,9% appartenaient aux fonctionnaires, 29,6 % aux aristocrates et 39,5% aux monastères et aux bonzes de la couche supérieure. Avant la réforme démocratique de 1959, dans tout le Tibet, on comptait 197 familles de nobles héréditaires et 25 familles d'aristocrates dont 7 ou 8 étaient les plus grandes. Chacune d'entre elles possédait plusieurs dizaines de manoirs et quelques dizaines de milliers de ke de terres.

Les serfs représentaient plus de 90% de la population de l'ancien Tibet. Dans la langue tibétaine, ils sont appelés tralpa (hommes cultivant un lopin de terre et fournissant un travail gratuit à leurs propriétaires), ou bien duigoin (petits foyers fumants). Dépourvus de terres et de liberté individuelle, ils vivaient dans le manoir de leur seigneur auquel ils étaient attachés. Et les nangzan, qui représentaient 5% de la population tibétaine, étaient des serfs héréditaires, dépourvus de moyens de production et de la quasi-totalité de leur liberté personnelle.

Les propriétaires de serfs possédaient les serfs qu'ils considéraient comme leur propriété privée et qu'ils employaient à leur gré. Ils pouvaient également les vendre, les acheter, les transférer, les céder en cadeau, s'en servir pour payer des dettes et les échanger. Selon des documents historiques, en 1943, le grand aristocrate Chengmoim Norbu Wanggyai avait vendu 100 serfs à un fonctionnaire ecclésiastique de Garzhol Kamsa dans la région de Zhigoin pour 60 liang d'argent tibétain pièce (environ 4 taëls d'argent); il avait payé ses dettes d'un montant de 3 000 pin d'argent tibétain (environ 10 000 taëls d'argent) au temple Gundelin avec ses 400 serfs. Les propriétaires de serfs détenaient le pouvoir de décision sur la vie, la mort et le mariage de leurs serfs. Le serf et la serve qui n'avaient pas le même seigneur devaient payer des "frais de rachat" lors de leur mariage; les serfs pouvaient s'échanger contre les serfs et les serves contre les serves; le mariage des serfs ne modifiait pas le rapport d'appartenance des mariés; si ceux-ci avaient un garçon, ils le donnaient au seigneur du mari (si c'était une fille, au seigneur de la femme); la naissance d'un enfant devait être déclarée et enregistrée; cet enfant était condamné à rester serf toute sa vie.







Les propriétaires de serfs exploitaient les serfs par le biais des corvées et des prêts usuraires. Dans l'ancien Tibet, le régime de corvées et d'impôts était très cruel: certains inscrits sur le registre de comptabilité étaient perpétuels, certains autres étaient temporaires. Selon des statistiques partielles, les corvées et les impôts que le gaxag (gouvernement local) imposait aux serfs étaient de plus de 200 sortes. Les corvées imposées par le gaxag et par les propriétaires de domaines représentaient plus de 50% du travail fourni par les familles de serfs, voire 70-80%. Les enquêtes menées avant la réforme démocratique montrent que le manoir Daronggang que possédait le régent Dagzhag du XIVe Dalai Lama s'étendait sur 1 445 ke, sur lesquels travaillaient 81 serfs à plein temps ou à mi-temps, ce qui représentait 21 260 journées de travail gratuit par an, soit autant que le travail de 67,3 personnes durant toute une année. Ainsi, 83% des serfs étaient dans l'obligation d'assumer des corvées pour les propriétaires tout au long de l'année.

Les serfs qui travaillaient avec assiduité des mois et des années sans pouvoir gagner suffisamment pour se nourrir et se vêtir vivaient souvent de prêts usuraires. Le taux d'intérêt des prêts était en général très élevé. Les prêts d'argent et de céréales, consentis par les monastères, l'étaient à un taux respectivement de 30% et de 20-25%, et ceux consentis par les aristocrates, de 20% et de 20-25%.

Le gaxag avait mis en place des établissements de prêts. Les Dalais Lamas en possédaient deux en leur temps. Selon une partie des livres de comptabilité de ces deux établissements datant de 1950, les prêts usuraires représentaient 3 038 000 liang d'argent tibétain.

L'intérêt des prêts usuraires s'accumulait, rendant impossible leur acquittement, on parlait de "dette pour la postérité", et provoquant la ruine complète des débiteurs et des garants, c'était le cas de la "dette pour le garant". Le grand-père d'un serf appelé Cering Goinbo, du district de Maizhokunggar, avait demandé au monastère de Sera un prêt de 50 ke de céréales (un ke = 14 kg). Son grand-père, son père et lui avaient dû payer, rien qu'en intérêts, pendant 77 ans, 3 000 ke de céréales. Mais le créancier dit à Ciren Goinbo qu'il avait encore 100 000 ke à payer. Un serf appelé Danzin du district de Donggar avait demandé un prêt d'un ke d'orge qingke au propriétaire en 1941, celui-ci lui demandait de lui en rendre 600 ke en 1951. Le serf, à bout de ressources, s'échappa. Sa femme fut menacée de mort et son fils de sept ans servit à payer sa dette.

Pour défendre les intérêts des propriétaires de serfs, les gouvernemnts tibétains avaient élaboré une série de lois. Selon le "Code en 13 articles " et le "Code en 16 articles" en vigueur depuis des centaines d'années, les gens étaient classés en trois catégories hiérarchisées et neuf échelons; ils n'étaient jamais égaux devant la loi. Les deux codes stipulaient:"Il ne faut pas se quereller avec les hommes éminents en talent et en vertu", "un inférieur qui bat un supérieur, un petit fonctionnaire qui se dispute avec un haut fonctionnaire sont coupables et doivent être arrêtés", "celui qui refuse de se soumettre à son maître doit être arrêté", "les gens du peuple qui se querelllent avec un fonctionnaire doivent être arrêtés". "Celui qui réclame justice devant le palais d'un prince, est considéré comme un homme non conforme aux convenances, et doit être arrêté et fouetté", etc. La gravité du crime et la punition d'un coupable étaient différentes selon le rang auquel ce coupable appartenait. En ce qui concerne le prix de la vie d'une personne assassinée, le Code stipulait: "De même que les gens n'appartiennent pas tous à la même catégorie, le prix de leur vie varie". La vie des gens des catégories supérieures comme les princes, les grands bouddhas vivants, etc., et leur corps valaient leur pesant d'or; ceux des gens des catégories inférieures comme les femmes, les bouchers, les chasseurs et les forgerons etc. n'avaient pas plus de valeur qu'une corde de paille. En ce qui concerne la compensation versée à un blessé, le Code stipulait:"un serviteur qui blesse un maître aura les mains ou les jambes coupées, tandis qu'un maître qui blesse un serviteur n'aura qu'à faire soigner le blessé, sans avoir besoin de lui payer de compensation.

Les propriétaires de serfs disposaient de prisons privées, permises par les lois écrites et les anciens usages. Non seulement les autorités locales disposaient de tribunaux et de prisons, mais aussi les grands monastères. Les propriétaires de manoirs disposaient eux aussi de prisons dans leurs domaines. Les châtiments corporels: yeux arrachés, oreilles coupées, bras et jambes coupés, tendon arraché ou noyade, étaient aussi barbares que cruels. Au monastère Gandan, l'un des plus grands temples du Tibet, on trouve un grand nombre de fers pour les pieds, de barres et d'autres instruments de torture utilisés pour arracher les yeux et les tendons. Lors d'une Exposition des données sociales et historiques du Tibet, organisée au Palais des nationalités de Beijing, on a pu voir beaucoup de pièces à conviction et de photos montrant les membres coupés et les peaux écorchées par des propriétaires de serfs.

Au cours de la longue période du régime de servage féodal, les serfs et éleveurs étaient opprimés sur le plan politique et exploités sur le plan économique. Ils vivaient dans la panique, de peur d'être persécutés d'un moment à l'autre. Parmi les serfs on disait couramment:"Ce qu'on peut emporter, c'est son ombre, ce qu'on peut laisser, ce sont ses empreintes". C'est ainsi que l'on peut dire que l'ancien Tibet était une des régions du monde où les droits de l'homme étaient le plus gravement violés. Les travailleurs tibétains n'ont cessé de lutter contre la cruauté et l'oppression du régime de servage féodal. La pétition, la fuite, le refus de payer le fermage et de fournir les services de corvée, voire la lutte armée ont été utilisés pour revendiquer leurs droits. Mais, leurs revendications se heurtaient à une répression cruelle des trois catégories de grands propriétaires de domaines. La loi de l'ancien Tibet stipulait que "les rebelles sont, sans aucune exception, des coupables de premier ordre". Non seulement ils étaient condamnés à mort, mais de plus leurs biens étaient confisqués et leur femme réduite à l'esclavage. Le Ve Dalai Lama avait décrété:"Les gens du peuple de Lhari Ziba m'écoutent...si vous chercherez à retrouver la liberté et le confort, je donnerai pouvoir à Lhariziba de couper vos bras et jambes, d'arracher vos yeux, de vous battre et tuer." Ce décret a été réitéré à plusieurs reprises par ses successeurs.

Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 12:32




 

Voila le monsieur qui a fait mettre les menottes sur la tour Eiffel, que les Français ecoutent

http://www.rue89.com/2007/08/26/quand-robert-menard-de-rsf-legitime-la-torture
Robert Ménard franchit un pas, puisqu’il se pose "la question" de savoir si, en règle générale, la torture et la liquidation de membres des familles de preneurs d’otage (donc à priori innocents) est, ou non, légitime! Il précise cependant, dans l’hypothèse où ce serait sa propre fille qui serait victime d’une telle prise d’otage: "Je vous le dis, il n’y aurait aucune limite."

http://www.leplanb.org/le-proces/le-proces-de-robert-menard.html
L’accusé (Robert Ménard): J’ai déjà répondu en 2005 à la revue Notre Temps : « À RSF, ce n’est pas notre priorité. » Comprenez-moi : j’ai besoin des médias pour faire la promo de RSF et de ses albums, je vais pas leur cracher dessus ! Poutine et Castro en revanche ne me donnent pas un centime. Alors, sur eux, c’est feu à volonté !

http://www.iran-resist.org/article4416
Il y a quelques années, ils (les mollahs) ont ainsi lancé des faux opposants journalistes notamment avec l’aide de ROBERT MENARD de RSF, mais le projet n’a pas été assez fédérateur. Ils ont réessayé avec les faux opposants étudiants et ce fut encore un échec à cause de ses membres controversés. Ces opérations avaient des défauts qui provoquaient ces échecs : elles étaient fondées sur des personnalités et non sur un combat et seule la presse de gauche (Libé, l’Huma, Le Monde Diplomatique et Marianne) en parlait à ses lecteurs plus ou moins distraits."

http://www.gauchealternative.org/spip.php?article1190
Au fur et à mesure que l’association se développait, les opérations devenaient de plus en plus spectaculaires. Se sont posées deux questions : n’y avait-il pas une contradiction à dénoncer certaines dérives du système médiatique et d’utiliser les mêmes procédés dans nos démarches d’interpellation ? De son côté, Robert Ménard pensait qu’il fallait mettre en sourdine toute l’activité de critique des médias pour bénéficier du soutien des grands journaux et des grandes chaînes de télé.

http://blog.telestar.fr/2008/04/eric_naulleau_attaque_robert_m.php
La réponse d'Eric Naulleau ne s'est pas faîte attendre : " Se faire reprocher un fond de commerce quand Robert Ménard a fait des droits de l’homme un business, je trouve ça assez paradoxal. Ca me fait penser que je n’y suis peut-être pas allé assez fort avec lui. Robert Ménard se prend pour une icône intouchable, je vois clair dans son jeu. Il manie l’insulte, ce que moi je ne fais jamais. Regardez où est l’agressivité, où est l’insulte. Elle n’est pas de mon côté, elle est du côté de Ménard".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_M%C3%A9nard



http://fr.messages.news.yahoo.com/Actualit%E9s/Monde/threadview?bn=FRN-WL-Chine&tid=9152&mid=9152




Par SPE
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Mercredi 25 juin 2008 3 25 /06 /2008 12:01

La vérité de la violence à Lhassa
envoyé par ClairAir

Et voir également plus haut dans ce blog, les témoignages de touristes qui assistèrent hébétes à ces lynchages d'une violence inouie contre les civils chinois.

Il est à noter que les forces armées ont longuement hésité à intervenir, considérant le contexte particulier à l'approche des JO. Mais qui pourrit leur repprocher d'avoir ensuite réprimé.
Ces images de lynchages sont laides, et la violence est du côté de quelques émeutiers...tibétains.
Par SPE
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 16:37

Le Tibet du Dalai Lama avant 1950:






Bjr, je me situe... je suis francais, mon épouse chinoise, dont 10 ans de sa vie passé dans la misère Tibétaine. J'ai vécu 7 ans en Chine.... dans le passé, le Tibet était l'envahisseur de la Chine, et non l'inverse ! Et oui, les livres d'histoire peuvent se consulter. Bref, lors de l'occupation du Tibet, cet état était féodal (prenez un dico). Les "religieux" tibétains traitant la masse de la population en esclaves... Oui, les moines ont perdus énormément lors de l'arrivée des "Hans"... He He...mais la population à gagnée :progrès, hygiène, nourriture,....Mon épouse, lors de ces années au Tibet (ses parents médecins ont été déporté afin d'apporter soins et progrès médical- il n'y avait rien!-) prenait une douche par an, mangeait parfois ses excréments, souffrait du froid,...bref, cela dans les années 70....Allez maintenant au Tibet... parlez avec la majorité des Tibétains de souches qui disent merci aux Chinois ! C'est aussi une réalité ! La réalité des faits. Nous ,français, sommes donneurs de leçons...mais regardons notre passé/et présent guerrier : Indochine,minorité bretonne, basque, Algérie, colonies africaines, Irak, Afghanistan...notre impuissance au Rwanda, Darfour,...et nos jolies armes? elles sont pacifistes? Et notre gouvernement qui laisse mourir 4500 automobilistes sur les routes, alors que... Je divague direz vous... mais réfléchissez, voyez "large" ; La Chine actuelle c'est une classe moyenne de 400 millions de gens, 50 millions classe sup, qui tirent une masse de 800 millions de paysans vers une vie meilleure (c'est un fait !, je l'ai constaté en 7 ans de présence en Chine) ; donc, le gouvernement Chinois est il si terrible ? hum... La Chine a t'elle été responsable de conflits majeurs dans son histoire ? Non, plutot le contraire (colonies étrangères -fran, ang, amér, japonais, portugais...) et cela il y a quelques dizaines d'années. Le peuple chinois est foncièrement pacifiste et peu guerrier (rarement, voir jamais victorieux dans les conflits passés...). De mon point de vue, et avec ma petite expérience en Chine, un gouvernement "fort" est nécessaire dans un pays d'1.3 milliards d'âmes... et mes amis chinois (avec qui j'ai souvent parlé politique) pensent la même chose.Voyagez en Chine, vivez en Chine... et revenez en France... vous verrez... personnellement, je me sentais plus "libre" et en sécurité en Chine qu'en France. Le Dalaï ne disait t'il pas :"trop de liberté tue la liberté..."

http://fr.messages.news.yahoo.com/Actualit%E9s/Monde/threadview?m=tm&bn=FRN-WL-Chine&tid=1565&mid=1565&tof=513&frt=2
Par SPE
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 16:29


Mes Amis Chinois


J'ai honte.


Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent "libres"... Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu'il prétend défendre, et des lois élémentaires de l'hospitalité.


Dans l'arrogance et l'ignorance, l'imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en quête de publicité gratuite, se disputent l'opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de "droits de l'homme".


Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d'une longue histoire, douloureuse, héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.


Vous parlez d'égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte, qu'ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination, et le sentiment de supériorité, à l'égard du reste de la planète.


Ils ne souhaitent, en conséquence, qu'une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d'autres pays, ou sur d'autres continents. Comme ils l'ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez...


Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant "libres" ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses personnelles.


Oui, "Excuses". Mais, auparavant, je voudrais vous demander "Pardon"...



Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle


Vous, vous n'avez jamais envahi l'Europe. Ni aucun autre continent, d'ailleurs. Votre Grande Muraille, est là pour en témoigner. Vous avez toujours voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité. Ce qui ne fut pas une entreprise facile, dans votre immense pays, au cours des siècles de votre histoire. Une des plus longues de l'humanité.


Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs pour le faire.

 



Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...


Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.


Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au "Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...


Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.


Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de Whampoa (ou Huangpu), la même année.


Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin, du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.


Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l'Annam et du Tonkin, et les incorporer à notre colonie de l'Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu'à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas apprécier notre expansion. Le "gâteau chinois" devait être partagé en parts égales...


Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n'en finissait plus, vous sortiez d'une guerre pour rentrer dans une autre. D'un traité à l'autre. De concession en concession. De "réparation" en "réparation". De dédommagement en dédommagement. L'épuisement... Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.


Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n'ont jamais cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s'ensuivaient. Et, même dans nos livres d'histoire actuels, lorsqu'ils en parlent ...


Une des révoltes les plus connues est celle dite des "Boxers". Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans un film sous le titre : "Les 55 jours de Pékin" (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d'une répression par les puissances occidentales, auxquelles s'étaient ajoutées l'Italie et l'Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.


Suivie d'un traité aux conditions encore plus dures, le "Boxer Protocol", signé le 7 septembre 1901, avec d'énormes compensations financières pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s'acquitter de ce véritable racket jusqu'en 1939.


En fait, jusqu'à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu'ils ne soient, à leur tour, chassés de votre pays, en 1945. Mais, les occidentaux n'ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l'Occident.


Oui. Vous, Chinois, n'êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d'armes supérieures aux nôtres, pour nous imposer la consommation d'opium ou d'héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations. Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.


Nous, si. Durant un siècle...


Alors, Pardon, encore.



Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent que le Tibet n'est pas la Chine


Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d'histoire sont vides, et les programmes d'information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.


Je sais : un ignare qui n'effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se rendre à l'évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l'oligarchie qui le dirige.


Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des arguties : ce serait "trop récent", pas "probant". Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment. Que voulez-vous, imbu de sa force, l'Occident s'estime tout permis...


Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?... Le Danemark, assure que le Groenland est danois après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l'Atlantique sud, qui appartiennent en fait à l'Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D'autres encore... Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans une nation occidentale, alors qu'elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.


Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d'Amérique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de l'extermination de leurs populations d'origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?...


Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.


La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le premier geste de la France a été de supprimer l'Université corse, dans la ville de Corte. C'est toujours le premier acte d'un "génocide culturel" : supprimer la langue d'un peuple. Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir...


Nous avons acquis d'autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu'en Savoie, ou à
Nice, de nos jours, certains n'apprécient toujours pas cette annexion...


Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c'est d'autres territoires dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l'hémisphère sud. Et, qu'on prétend français.


Tahiti, capitale de la Polynésie "française", dans l'Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et officiellement considéré comme une colonie en 1880. C'est dans l'hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d'une centaine d'îles, sur une superficie comparable à celle de l'Europe : 2.500.000 km2.  Cela n'a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d'ailleurs, un mouvement qui réclame l'indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation politique.


La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s'est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf heures de décalage horaire, en été. C'est un archipel avec une grande île et d'autres plus petites. Le peuple d'origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.


Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C'est un des trois premiers producteurs mondiaux.  La France ne veut pas entendre parler de leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l'exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)...


Il y a aussi d'autres îles, avec de forts mouvements d'indépendance. Comme l'île de la Réunion, dans l'océan Indien, à l'est de l'Afrique, à 9.000 km de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba,  la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km. D'autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D'autres encore... Je m'arrête...


Les imbéciles qui disent que le Tibet n'est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d'autres civilisations, sur d'autres continents, dans d'autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c'est la France !...


Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l'Histoire, ce serait trop lui demander ...



Mille excuses pour les cyniques qui prétendent vous donner des leçons de "Droits de l'Homme"


Je n'insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n'avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre au sérieux leurs déclarations de "belles âmes" sur les droits de l'homme, la dignité humaine et tutti quanti ?...


Eux, qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l'ont fait vivre dans des cloaques, dans des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie...


Eux, qui ne disent rien sur l'indignité avec laquelle sont traités
les immigrés, qu'on expulse parce qu'ils sont "sans papiers". Immigrés, issus de pays que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n'avons même pas la reconnaissance du ventre...


Eux, qui ne disent rien devant le soutien indéfectible de notre pays aux pires dictatures africaines, se succédant de décennie en décennie, dans des élections truquées, le pillage et l'oppression de leurs peuples...


Eux, qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l'Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l'occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le nom de "supplice de la baignoire"...


Eux, qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d'Irakiens internés, sans procès, sans que leurs familles sachent s'ils sont vivants ou morts...


Eux, qui ne disent rien devant la destruction de l'
Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances innommables...


Eux qui ne disent rien contre l'envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l'invasion de l'Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont de nombreux enfants, tous les mois...


Eux, qui ne disent rien sur les
crimes contre l'humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et d'enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents...


Eux, qui s'étouffent sur notre passé colonial, imbibé d'horreurs sans nom.


Le cynisme de l'Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C'est le socle de sa philosophie politique...


Respecter les droits de l'homme ?... Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C'est la main dans la main, dans l'humilité et l'estime réciproque, que nous devons y travailler.


Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de Paris...



Mille excuses pour nos médias dont l'arrogance n'a d'égale que la malhonnêteté


Médias "libres" ?... N'y prêtez pas attention. J'ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences de presse à Paris : "Comprenez-vous la colère des français ?...". Le culot : parler au nom de tous les français !


Nous avons l'habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n'est pas contre les Arabes, c'est contre Poutine et les Russes, quand ce n'est pas contre Chavez et Cuba, c'est contre l'Islam et les Musulmans ... Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des "boucs émissaires". C'est la seule politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l'égard de "l'Autre"...


A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas "libres". Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu'il s'agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l'avez compris, une campagne de propagande antichinoise.


Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l'arrogance. Arrogance, qui n'est que l'insolence du "vendu". Ils n'informent pas, ils désinforment. C'est tout ce qu'ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c'est ce que nous appelons le régime de "la pensée unique"...


S'ils étaient honnêtes, avant n'importe quel débat, tout ce que j'ai cité sur le plan historique, il l'aurait rappelé dans leurs émissions, leurs "documentaires", ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu'avant de regarder la paille dans l'œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le sien.


Et, puis s'ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de l'Autre est le fondement du dialogue ?


En fait, "le dialogue" : ils n'en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?...

 

 

Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de Pékin


Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la "situation" au Tibet, et du "comportement" de votre gouvernement. Ce seront, probablement, des échanges fructueux.


Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.


Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu'un religieux n'avait pas à interférer dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères...


Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur "l'interdiction des signes religieux à l'école". Si vous vous en inspirez, les jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson. 


Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux est "le crâne rasé". Pour éviter cela, il conviendra d'exiger le port d'un chapeau ou d'une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe...
Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires politiques.

En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement,
d'authentiques colonies, malgré les appellations, souhaitant le respect de leur culture et de l'identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier...
Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à
l'exploitation économique de ces peuples.

Merci.

C'est avec joie que je vous retrouverai à Pékin, pour les Jeux Olympiques.

Avec tous mes vœux de succès et...

... mes Amitiés.

(1)  Par le Traité de Hué, du 9 juin 1885.
(2)  " 55 Days at Peking ". Film, de Nicolas Ray, sorti en 1963, avec Charlton Heston, Ava Gardner et David Niven, notamment.
(3)  Sous la dynastie Yuan, par Khubilai Khan, le petit-fils de Gengis Khan, en 1279.
(4)  La Corse a été indépendante en 1755, sous le gouvernement de Pascal Paoli, avec son drapeau, sa monnaie (1762), et son Université à Corte (1765). Son annexion a suivi la défaite de l'armée corse devant les troupes françaises à Ponte Nuovo, en 1769, et l'exil de Pascal Paoli.
(5)  Sous Napoléon III. En fait, cette annexion avait fait l'objet d'un accord secret, le 26 janvier 1859, entre le gouvernement français et les représentants du gouvernement italien. Ceux-ci souhaitant obtenir le soutien militaire de la France contre l'Empire Austro-Hongrois, qui occupait une partie de l'Italie.


Illustrations :

>  Caricature française de 1890, représentant les grandes puissances de l'époque se partageant le "gâteau chinois". On y reconnaît : la reine Victoria (UK), l'empereur Guillaume II (Allemagne), l'empereur Nicolas II (Russie), le Japon représenté par un samouraï. La France est pudiquement représentée, sans couteau entre les mains, par Marianne, derrière l'empereur de Russie... Le caricaturiste devait avoir peur de la censure !...  Manque une représentation des USA, qui participaient, eux aussi, à la curée.

>  Le splendide stade olympique, en "nid d'oiseau".

 

http://stanechy.over-blog.com/article-18658527-6.html

Par SPE
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /2008 16:05

LE PROJET DU DALAÏ LAMA C’EST L’INDEPENDANCE ETHNICISTE.

 
Un autre « must » des débats est d’affirmer avec les yeux brulants de compassion pour la misérable ignorance de son interlocuteur : « mais le Dalaï Lama, ne veut pas l’indépendance, pas du tout, il veut juste l’autonomie ». Pour preuve nous sommes renvoyés à sa déclaration à ce sujet devant le parlement de Strasbourg en 1998. De cette façon il ne nous reste plus qu’a dire que c’était exactement le discours des « résistants kosovars » du type du déjà « bon et pacifiste » Ibrahim Rugovar que l’on promenait en son temps sur les plateaux de télé. (...) L’on sait comment cela s’est fini. On nous réplique alors que nous faisons des procès d’intentions. Il faut donc se référer aux textes des discours du Dalaï Lama. Non seulement à la lettre de ce qui est dit mais à l’esprit de la démonstration. Le texte auquel je renvoie est sur le site : www.Tibet-info.net. Il date de 1987. Mais le site officiel des tibétains donne d’intéressantes précisions pour sa présentation. « Traduite pour la première fois en français, l’allocution du Dalaï Lama au Congrès des Etats-Unis à Washington le 21 septembre 1987 reste toujours d’actualité, comme nous le montrent les essais nucléaires en Inde et les récentes inondations en Chine. L’allocution marque plus encore que la proposition de Strasbourg du 15 juin 1988 la volonté de dialogue et la position du chef spirituel et temporel des Tibétains. » Donc ce texte de 1987 est "toujours d’actualité". Il l’est même "plus encore que la déclaration de Strasbourg" de 1996. Nous voici donc prévenus. Lisons.« Alors que se poursuit l’occupation militaire du Tibet par la Chine, le monde doit garder présent à l’esprit que, bien que les Tibétains aient perdu leur liberté, du point de vue du droit international, le Tibet reste aujourd’hui un état indépendant soumis à une occupation illégale ». « Libéré de l’occupation chinoise, le Tibet continuerait à remplir aujourd’hui son rôle naturel d’Etat-tampon, préservant et favorisant la paix en Asie. » Cette analyse est au-delà d’une simple allusion. L’idée centrale est que le Tibet reste du point de vue légal un Etat indépendant quelle que soit sa situation actuelle. (...)


la suite sur
http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=589#more-589

A tout le moins la lecture de ce document permet de vérifier que ceux qui parlent de Constitution « démocratique » et même « laïque » mentent sciemment pour manipuler les auditeurs dont ils espèrent qu’ils les croiront sur parole sans aller vérifier ce qu’ils disent. Par contre j’espère fermement que chacun puisse aller vérifier si les citations que je fais sont exactes ou non. (J-L M.)
Par SPE
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