Un soulèvement planifié

Publié le par SPE

Pékin : "La police n'a pas utilisé les armes à feu. Le soulèvement était planifié."
Ce que disent les deux témoins ci-dessus concorde avec ce que disent les autorités chinoises. Maintenant aussi, la restitution des faits à partir des sources chinoises s’avère bien plus fiable que ce que nous donnent à entendre les agences de presse internationales. Le président du gouvernement de la Région autonome du Tibet dit que, finalement, 13 civils innocents ont perdu la vie. Les manifestants les ont brûlés vifs ou tabassés à mort. Ces mêmes manifestants ont également blessé une soixantaine d’agents, dont cinq ou six sont dans un état grave, voire très grave. Le feu a été bouté à 300 bâtiments, dont 214 magasins et boutiques. 56 véhicules ont été partiellement ou totalement détruits. Le président du gouvernement dit également, à l’instar des deux témoins, que les troupes de l’ordre se sont montrées très peu enclines à intervenir. Il dit explicitement : « Nous n’avons pas utilisé d’armes à feu. » Les autorités sont convaincues que le soulèvement armé était planifié à l’avance et qu’il avait été organisé. Les autorités désignent le dalaï-lama comme le coupable et l’organisateur des émeutes.

Government chief ensures safety in Tibet, Xinhua, 17 mars 2008.
http://www.chinadaily.com.cn/cndy/2007-11/14/content_6252509.htm

L’émeute était de nature ethnique, raciste. La police chinoise, écrit encore le journaliste, a fait preuve d’une grande retenue et n’est pour ainsi dire pas intervenue. Durant tout l’après-midi du vendredi, le témoin n’a pas vu un seul policier armé. Ce n’est que samedi à midi que sont apparus les premiers agents armés.

Fire on the roof of the world, James Miles, The Economist, 14 mars 2008.
http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10870258

Lhasa under siege, James Miles, The Economist, 16 mars 2008.
http://www.economist.com/daily/news/displaystory.cfm?story_id=10871821&top_story=1


Un touriste danois : "Les moines et les jeunes en furie étaient déchaînés"
Le second témoin est un touriste danois à Lhassa. Son témoignage concorde avec celui du journaliste de The Economist. Son récit a été publié samedi dans le journal Politiken. Le témoin dit : « Des moines et de jeunes gens de 15 à 16 ans ont assailli les magasins chinois, défonçant portes et fenêtres et boutant le feu aux magasins et tabassant les Chinois à leur portée. J’ai vu des agressions très brutales. J’ai vu comment deux Chinois ont été emmenés – pour autant que j’ai pu m’en rendre compte, ils ont été tabassés à mort. Au début, la police était très réticente. Les moines et les jeunes en furie étaient déchaînés. Ce n’est que lorsqu’ils se sont approchés du Palais d’Hiver qu’ils se sont heurtés à la police, aux militaires et aux véhicules de l’armée sur lesquels il y avait des armes. Tout autour de nous était la proie des flammes, y compris les véhicules de la police, les voitures de pompiers, les boutiques et magasins chinois. La situation échappait absolument à tout contrôle. Les attaques contre les magasins chinois se sont poursuivies sans discontinuer. »

L’article est en danois mais on peut en lire une partie ici en anglais…
http://www.guardian.co.uk/world/feedarticle/7386817


Pékin : "La police n'a pas utilisé les armes à feu. Le soulèvement était planifié."
Ce que disent les deux témoins ci-dessus concorde avec ce que disent les autorités chinoises. Maintenant aussi, la restitution des faits à partir des sources chinoises s’avère bien plus fiable que ce que nous donnent à entendre les agences de presse internationales. Le président du gouvernement de la Région autonome du Tibet dit que, finalement, 13 civils innocents ont perdu la vie. Les manifestants les ont brûlés vifs ou tabassés à mort. Ces mêmes manifestants ont également blessé une soixantaine d’agents, dont cinq ou six sont dans un état grave, voire très grave. Le feu a été bouté à 300 bâtiments, dont 214 magasins et boutiques. 56 véhicules ont été partiellement ou totalement détruits. Le président du gouvernement dit également, à l’instar des deux témoins, que les troupes de l’ordre se sont montrées très peu enclines à intervenir. Il dit explicitement : « Nous n’avons pas utilisé d’armes à feu. » Les autorités sont convaincues que le soulèvement armé était planifié à l’avance et qu’il avait été organisé. Les autorités désignent le dalaï-lama comme le coupable et l’organisateur des émeutes.

Government chief ensures safety in Tibet, Xinhua, 17 mars 2008.
http://www.chinadaily.com.cn/cndy/2007-11/14/content_6252509.htm
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